Date
2 juin 2020
Title

Ma vie d'hôte d'accueil à la Cité

M12 - Texte

 Leur sourire et leur dynamisme vous attendent de nouveau dès demain ! Rencontre avec Corinne, Michelle, Nathalie, Sandrine et Clément nos hôtes d’accueil multi-facettes ! 

  • Quelles sont les spécificités de votre métier à la Cité ?

Au quotidien, nous accueillons les visiteurs, nous les renseignons sur tout ce qu’ils peuvent découvrir à la Cité mais également aux alentours, nous gérons les réservations de visites, de gîtes ou d’ateliers
La variété de la programmation et le renouvellement fréquent des expositions demandent une forte implication dans la vie de la Cité pour pouvoir en présenter toute sa richesse, en perpétuelle évolution.

Clément


Au-delà de ça, nous avons chacun une spécialisation.
Sandrine et Michelle contribuent à la sélection des produits proposés à la boutique, en gèrent la mise en avant et la vente. Michelle, également régisseuse, assure la gestion des flux financiers inhérents à l’activité de la Cité.

Sandrine


Corinne et Clément sont plus particulièrement chargés de l’administration des gîtes. Ils mettent tout en œuvre pour que nos résidents passent le plus agréable des séjours.

Quant à Nathalie, elle est riche d’une expérience en restauration : élaboration ou mise en œuvre de bons petits plats en cuisine, service en salle…
Pendant la pause que vit actuellement le Carin Gourmand, elle vient en renfort pour réaliser des tâches administratives telles que recherche de fournisseurs, gestion des commandes et de la facturation…

Toute l’équipe fait vivre une « mini-ville » en quelque sorte !
 

  • Pourquoi avoir choisi d’exercer à la Cité des Électriciens ?

La plupart d’entre nous a eu un véritable coup de cœur pour ce site qui bénéficie d’une seconde vie, tout en gardant son âme d’origine. Les espaces extérieurs, magnifiques et apaisants, en font un cadre de travail idéal.
Ce qui nous anime également : le lien social que nous pouvons y créer, les échanges culturels et surtout, la mise en avant du patrimoine de notre région.
Un attachement à l’histoire de la mine pour les uns, des souvenirs d’enfance pour les autres : on ne rejoint pas l’équipe de la Cité par hasard.

Michelle

 

  • Justement, Sandrine et Nathalie vous avez un attachement particulier à la Cité. Racontez-nous…

Sandrine :
« Mes grands-parents habitaient rue Montataire, non loin de la Cité. J’y ai passé une partie de mes vacances dans un logement presque identique à ceux que l’on retrouve ici, avec carin, latrines… »

Sandrine et Nathalie

Nathalie :
« C’est la cité dans laquelle ont vécu mes grands-parents, la cité de mon enfance. J’y venais tous les mercredis pour déjeuner chez eux et à d’autres moments pour y dormir.
Nous avions beaucoup de rituels : l’autorisation de regarder un dessin animé après le déjeuner, la possibilité de descendre à la cave pour choisir un soda, la boîte à bonbons dans laquelle nous avions le droit de prendre un « Lutti »...

Je me souviens de l’emplacement de chaque meuble et presque de chaque brique. Les escaliers inégaux pour descendre à la cave, les marches étroites pour monter au grenier. 

Bâti témoin

Crédit photo : Antéale

Lorsque mon frère et moi y dormions, nous avions le choix entre un lit pliant (meuble moderne) et un fauteuil convertible assez inconfortable. C’était pourtant toujours la bagarre pour dormir dans ce fauteuil. Il devenait pour nous, de par sa forme, un radeau, un char, un traîneau dans lequel nous imaginions toutes sortes de péripéties.

La porte d’entrée était coupée en deux. La voisine passait la tête pour demander du sucre, du café… A la belle saison, la partie supérieure restait ouverte dans chaque maison. Nous ne pouvions avoir aucun secret pour les voisins.

Carin


A la nouvelle année, ma grand-mère qui habitait rue Marconi et ma tante qui habitait rue Gramme recevaient leur famille. Chaque groupe allait l’un chez l’autre au moment de l’apéritif pour l’échange de vœux. Il y avait jusqu’à 27 personnes dans la petite pièce principale ! 

Les gens de ma génération se souviennent de ces nouvels ans où les tontons racontaient des blagues pendant des heures, échangeaient sur divers sujets, pendant que les maîtresses de maison pestaient à cause du repas (un vrai festin !) qui risquait de brûler. 

Nouvel An Anciens habitants

Crédit : photo d'archive - M. Roger Hallez - années 1930

Une des choses que je n’aimais pas chez mes grands-parents, c’est qu’il fallait traverser la ruelle pour aller aux toilettes qui n’étaient pas équipées d’eau courante. Qu’il pleuve ou qu’il neige, il fallait remplir un broc d’eau et affronter les éléments. Et puis, bonjour l’intimité avec le voisinage !

Mes grands-parents n’étaient pas très aisés mais c’est une chose dont je ne me suis rendu compte que beaucoup plus tard. Jamais cette situation n’a été évoquée devant nous en forme d’excuse. 

Alors comment rendre plus bel hommage aux membres de ma famille, leurs voisins et/ou amis de la Cité qu’en la rejoignant chaque jour ? »
 

  • Des anecdotes à partager ? 

De nombreux visiteurs des Hauts-de-France qui viennent à la Cité avec un couple d’amis, leur faisant ainsi découvrir notre patrimoine. Nous avons eu des Bretons, des Alsaciens, des Provençaux, des Italiens, des Creusois, etc.

Ou encore deux dames émouvantes, en larmes après la visite de l’exposition photographique de Thierry Girard : elles ont vécu dans les corons d’Estrée-Blanche et la visite de l’exposition avait remué leurs souvenirs d’enfance.
 

Jardin

Crédit photo : Thierry Girard

Des convives du Carin Gourmand, heureux de prendre un verre sur la terrasse, contents de la visite de la Cité, affirmant avoir découvert une superbe rénovation et de très beaux jardins et qui promettent de revenir avec de la famille ou des amis. Belle récompense…

Terrasse du Carin Gourmand

 

La Cité
des Électriciens

Rue Franklin
62700 Bruay-la-Buissière
03 21 01 94 20
Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 11h à 18h

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Maison d'ingénieur : salle d'expositions
Il s’agit de la plus ancienne cité minière subsistant dans le Bassin minier du Pas-de-Calais. Elle constitue une véritable charnière dans l’histoire de l’habitat ouvrier. Elle témoigne en effet de la progressive évolution de l’habitat ouvrier au XIXe siècle.